📜 Tribune : notre levĂ©e de fonds citoyenne (avril 2021)

DerniĂšre mise Ă  jour : 18 mai 2021


Youssef Oudahman, Loubna Ksibi et Donia Souad Amamra, cofondateurs de Meet My Mama



VoilĂ , nous y sommes. AprĂšs 3, 4 ou 5 annĂ©es (on ne sait plus trop) Ă  nous balader avec notre bĂąton de pĂšlerin pour prĂȘcher notre mission “rĂ©vĂ©ler les talents culinaires de nos Mamas pour leur permettre de vivre de leur savoir-faire” et notre vision : “rendre la sociĂ©tĂ© et l’industrie agro-alimentaire plus inclusive, durable et responsable” , aprĂšs un nombre incalculable d’évĂ©nements rĂ©enchantĂ©s Ă  coups de Mamardises, aprĂšs avoir rĂ©chauffĂ© les coeurs Ă  coups d’amour dans les assiettes, de passion dans les entrailles et d’histoires du monde, nous voici maintenant prĂȘt.es Ă  passer l’étape suivante avec vous et grĂące Ă  vous.


Aujourd’hui, nous avons deux bonnes nouvelles à vous partager :

  1. Nous venons de terminer la premiĂšre partie de notre tour de table et nous avons dĂ©jĂ  levĂ© 1.5 million d’euros avec deux acteurs exceptionnels : Aube Management & Astanor Venture

  2. Nous avons choisi de ne pas clîturer ce tour de table et d’ouvrir notre capital aux Mamas et à tous ceux qui croient dans notre aventure et veulent en faire partie !

Depuis le dĂ©but, vous ĂȘtes si nombreuses et nombreux Ă  ĂȘtre avec nous. Vous nous avez repĂ©rĂ©s, soutenus et surtout vous y avez cru. Donc si premiers succĂšs il y a eu, c’est grĂące Ă  vous.


Alors nous souhaitons aujourd’hui vous proposer officiellement de devenir actionnaire de Meet My Mama !


À vos cĂŽtĂ©s au capital, vous trouverez, la raison d’ĂȘtre de ce projet, l’espoir d’un monde et d’une sociĂ©tĂ© plus inclusives, durables et responsables : les Mamas.


Et oui, les Mamas intĂšgrent aussi le capital. Un soulagement tant il s’agit pour nous d’une conviction nĂ©e de nos premiĂšres discussions en 2016. Nous les avons toujours considĂ©rĂ©es comme les principales investisseures de ce projet par leur temps, leurs expertises et leurs engagements, il est donc normal qu’elles intĂšgrent le capital en tant qu’investisseures dans le sens le plus juridique et financier du terme !


Parce que plus on est de fous, plus on vit, vous trouverez Ă  vos cĂŽtĂ©s un family office, Aube Management, qui a choisi d’investir 1 million d’euros car Jean-Yves (pĂšre) et Nicolas (fils) AubĂ© sont convaincus que le modĂšle Meet My Mama prĂ©sente toutes les garanties pour devenir le modĂšle de rĂ©fĂ©rence de la “food for good”.


Vous trouverez un fonds d’investissement spĂ©cialisĂ© dans l’impact et l’alimentation responsable, Astanor Ventures, qui a choisi d’investir 500 000€ afin d’accompagner un futur champion de l’alimentation responsable. AprĂšs avoir accompagnĂ© Ćžnsect, La Ruche qui dit Oui ou encore Garten, Astanor Ventures va nous aider Ă  changer d’échelle.


Et LITA.CO, acteur de rĂ©fĂ©rence de l’investissement citoyen, qui va mettre en belle harmonie vos investissements et ceux des Mamas pour une gouvernance plus fluide, durable et responsable.


Bien sĂ»r, vous retrouverez toute l’équipe Meet My Mama dont nous faisons partie avec Donia, Loubna et Youssef. DĂ©terminĂ©.es comme jamais, fort de notre solidaritĂ©, nous allons disposer grĂące Ă  vous de plus de moyens pour mener Ă  bien nos objectifs communs sur tout le territoire.


Avec cette tribune, nous voulions d’abord vous partager ces belles nouvelles mais aussi revenir par Ă©crit sur ce que nous sommes, ce que nous avons rĂ©alisĂ© et ce que nous souhaitons mettre en place avec cette levĂ©e de fonds.


Ensemble, nous pouvons faire de Meet My Mama un acteur de rĂ©fĂ©rence qui apporte une rĂ©ponse crĂ©dible Ă  tous les maux de l’alimentation et redonne toutes ses lettres de noblesse au vivre-ensemble, au lien social, au “prendre soin”, des piliers qui constituent l’art de vivre Ă  la française



Ensemble, nous pouvons faire de Meet My Mama un acteur de rĂ©fĂ©rence dans le domaine de l’empowerment des talents encore trop cachĂ©s pour ne pas dire gĂąchĂ©s. Et ce sont ces talents qui vont apporter une rĂ©ponse crĂ©dible, fĂ©dĂ©ratrice, Ă  tous les maux de l’alimentation.


Notre fil rouge : donner le pouvoir aux Mamas de transformer la restauration, l’alimentation et la sociĂ©tĂ©.


Pourquoi avoir créé Meet My Mama ?


Nous avons lancĂ© Meet My Mama car nous avons grandi avec des femmes qui viennent des quatre coins du monde. Pour nous elles incarnent le “prendre soin” dont nous manquons tous au quotidien. Ces femmes rassemblent, fĂ©dĂšrent et soignent. Et souvent elles le font grĂące Ă  leurs talents pour la cuisine. Un savoir-faire transmis de mĂšre en fille depuis des gĂ©nĂ©rations. C’est un patrimoine culinaire, culturel et historique qui s’est toujours dĂ©veloppĂ© de maniĂšre informelle.


De cet hĂ©ritage, de ces compĂ©tences et de ces qualitĂ©s humaines uniques, les Mamas n’ont pas encore eu l’opportunitĂ© d’en faire grand chose d’un point de vue business



Souvent invisibilisĂ©es, faisant face Ă  des nombreux freins (milieu pensĂ© pour les hommes, manque de confiance en soi, manque de moyen et de rĂ©seau
etc), et devant souvent se “sacrifier” pour le bien-commun ; nos sociĂ©tĂ©s sont longtemps passĂ©es Ă  cĂŽtĂ© de ces role models qui maĂźtrisent pourtant tous les savoirs-faire et mĂȘme savoirs-ĂȘtre, entre autres, pour rendre l’industrie alimentaire plus durable et responsable



Pour aller plus loin et comprendre les trajectoires de certaines de nos Mamas, on vous recommande chaudement le Tedx de Loubna ici



Notre mission : révéler les talents culinaires des Mamas du monde entier pour leur permettre de vivre de leur savoir-faire


Et justement, quelle que soit la trajectoire de vie, Meet My Mama s’emploie à maintenir son ambition : permettre à toutes les Mamas qui le souhaitent de vivre de leur passion pour la cuisine.



Qui se cache derriĂšre une Mama ?

  • une femme passionnĂ©e par la cuisine

  • qui peut/veut en vivre concrĂštement

  • sans minimum ou maximum en termes d’ñge

  • qui partage et se retrouve dans notre soupe de valeurs (voir au-dessus)

  • qui souhaite reprĂ©senter sa culture

  • qui souhaite transmettre son savoir

  • et ouvrir la porte du rĂ©seau Ă  d’autres femmes, futures Mamas.

Partant de ce constat, vous trouverez dans notre écosystÚme des femmes qui viennent des quatre coins du monde, et donc de France. Car notre pays fait aussi partie du monde et on adore valoriser les cuisines du terroir de nos régions.


Et vous trouverez des femmes de tout horizon, avec des niveaux d’études diffĂ©rents, de gĂ©nĂ©rations diffĂ©rentes et de cultures diffĂ©rentes, des religions (ou non) diffĂ©rentes



Certaines ont tenu ou tiennent des restaurants, d’autres ont consacrĂ© leur vie Ă  leur famille ; certaines sont dĂ©jĂ  passĂ©es par des Ă©coles prestigieuses de la gastronomie (Ferrandi, Cordon Bleue, Bocuse, etc), d’autres sont de pures autodidactes qui ont commencĂ© Ă  cuisiner alors qu’elles n’avaient mĂȘme pas atteint l’ñge de 10 ans !


En rĂ©alitĂ©, nous prenons en compte leur trajectoire passĂ©e mais c’est surtout leur futur qui nous intĂ©resse. Toutes ont quelque chose Ă  apporter aux autres et peuvent puiser dans ce collectif de connaissances qui est une source de savoirs inĂ©puisables.


D’ailleurs, c’est cette “indiffĂ©rence de critĂšres” qui nous permet de crĂ©er des conditions de “mixitĂ© sociale” qui fonctionnent. Meet My Mama c’est surtout une communautĂ© de femmes passionnĂ©es de cuisine.


Pour les puristes, nous vous glissons néanmoins une synthÚse de notre derniÚre observation du profil des Mamas :



Notre vision : les Mamas peuvent rendre l’industrie alimentaire et la sociĂ©tĂ© plus inclusives, durables et responsables. Et avec style.


Plus que du sens, nous voulons du bon-sens dans nos vies et nos assiettes


Aujourd’hui, nous vivons dans un monde oĂč concrĂštement, nous voulons du sens mais nous espĂ©rons surtout du “bon-sens”. Pour faire simple, nous voulons de la justice, de la cohĂ©rence et de la diversitĂ©. Nous voulons vivre dans un monde authentique, sans triche ou faux-semblant.


Quand il s’agit de nos assiettes, nous espĂ©rons la mĂȘme chose ; nous demandons Ă  accĂ©der Ă  du fait-maison, Ă  des cuisines authentiques, prĂ©parĂ©es avec amour, racontĂ©es avec authenticitĂ© et passion. Nous recherchons constamment ce supplĂ©ment d’ñme qui nous raccorde Ă  notre environnement, Ă  la nature, au monde dans lequel nous vivons et tout simplement Ă  notre humanitĂ©.


Nous souhaitons dĂ©guster des spĂ©cialitĂ©s qui respectent les saisons, l’environnement et une bonne nutrition. C’est une quĂȘte constante de cohĂ©rence.


Plus que manger, nous voulons vivre des expĂ©riences. Nous attendons donc des plats qui nous racontent l’histoire de notre monde.


Enfin, l’alimentation industrialisĂ©e ayant Ă©tĂ© mise Ă  l’honneur ces derniĂšres dĂ©cennies, nous recherchons aujourd’hui dans ce que nous consommons de l’amour et de la gĂ©nĂ©rositĂ© car manger c’est nous lier.


Nous lier avec la nature, les producteurs, les transporteurs, le personnel de cuisine et de service. C’est nous assurer que toutes les parties prenantes de cette chaĂźne de valeur d’amour ont Ă©tĂ© respectĂ©es et respectueuses.


Par la cuisine, nous voulons nous lier avec les autres : ces personnes avec qui nous allons partager un moment de plaisir, un moment oĂč on ne se nĂ©glige pas ou plus mais oĂč l’on prend soin de tous.


Par la cuisine, nous voulons nous soigner. Soigner notre corps, notre coeur et notre Ăąme.


En mangeant, nous voulons prendre soin des autres tout en prenant soin de nous.


Les Mamas sont les nouvelles cheffes-cuisiniĂšres dont le monde a besoin


Nous rentrons dans une Ă©poque oĂč nous souhaitons dĂ©sindustrialiser et dĂ©standardiser notre monde pour remettre notre humanitĂ© au cƓur de nos quotidiens. Pour l’alimentation c’est exactement la mĂȘme chose, nous sommes revenus entrĂ©s dans l’ùre de la cuisine du cƓur et du “care” (prendre soin).


Pour piloter cette transition, il y a un mĂ©tier qui va/doit changer d’envergure : celui du chef.fe/cuisinier.ere.


Les chef.fes ont cette responsabilitĂ© de garantir le prendre-soin de chaque personne qui dĂ©gustera leurs spĂ©cialitĂ©s. Elles sont les gardes-fous de la lutte contre l’industrialisation de notre alimentation et de ses savoirs-faire. Elles doivent nous protĂ©ger de la dĂ©tĂ©rioration de notre lien social et s’activer pour nous proposer des expĂ©riences culinaires qui prennent soin de nous.


Elles sont nos premiĂšres mĂ©decins du cƓur, du corps et de l’esprit.


Il est donc nĂ©cessaire d’identifier les nouveaux talents culinaires capables de porter cette transition qui passe par une approche profondĂ©ment humaine des mĂ©tiers de la bouche et du service. Et il faudra accompagner et former les talents actuels qui adhĂšrent Ă  cette vision de la restauration.


Nous croyons que les Mamas incarnent cette vocation et ce nouveau dimensionnement du rÎle de cheffe-cuisiniÚre. Elles ont les qualités humaines et relationnelles pour relever le défi.


Changer les rĂšgles du jeu pour permettre une nouvelle donne


Rendre accessible l’industrie alimentaire et la restauration professionnelle à toutes et à tous


“La santĂ© de la maison appartenait aux femmes” Mama Aminata



Les femmes cuisinent et souvent elles cuisinent beaucoup. Chez elle, pour leurs enfants, pour leurs foyers et pour elles-mĂȘmes. Et elles le font souvent par passion.


Surtout, elles cuisinent plus souvent que les hommes.


Et pourtant quand il s’agit de cuisine professionnelle, on les retrouve beaucoup moins. Les femmes reprĂ©sentent 17% du staff en cuisine et en salle. Sur les 609 tables Ă©toilĂ©es du guide Michelin France 2015, seulement 16 sont portĂ©es par des femmes (soit 2,6%).


Comment expliquer qu’autant de passionnĂ©es ne vivent pas professionnellement de leurs talents ?


Cet écart est souvent expliqué par les raisons suivantes :

  • heures de travail Ă  rallonge

  • charges physiques

  • stress quotidien que les femmes ne seraient pas capables “d’encaisser”

  • conciliation de la vie familiale et professionnelle difficile

  • difficultĂ© Ă  se faire sa place dans la cuisine

  • difficultĂ© Ă  grimper les Ă©chelons

Autant de raisons Ă©rigĂ©es comme des dogmes indĂ©boulonnables. Et c’est vrai, dans la cuisine, tout est encore trop pensĂ© pour ne pas faire de place aux femmes. De la disposition spatiale, Ă  la “surhiĂ©rarchisation” en cuisine, en passant par la culture du “dominant/dominĂ©â€, la cuisine qui se veut l’ambassadrice de l’ouverture est au final un milieu fermĂ©, parfois Ă©litiste et surtout inaccessible.


Notre job est donc de (re)crĂ©er un Ă©quilibre pour que la cuisine retrouve de sa noblesse, de sa diversitĂ© et de sa splendeur. La restauration ne doit pas ĂȘtre une voie de garage mais un secteur de passionnĂ©.es, convaincues qu’ils/elles peuvent prendre soin des individus au quotidien grĂące Ă  leurs talents culinaires.


Faire évoluer les formations dans la restauration pour identifier et révéler de nouveaux talents


Manger est l’acte que nous rĂ©alisons le plus au monde, l’un des plus universels et qui nous renvoie Ă  notre humanitĂ©. Notre alimentation Ă  travers le temps s’est constamment transformĂ©e et a souvent symbolisĂ© les comportements des ĂȘtres humains. Avec leurs forces et leurs travers.


Aujourd’hui, nous souhaitons dans notre grande majoritĂ© consommer auprĂšs de “marques” petites et/ou grandes qui sont rĂ©ellement responsables.


Comme nous avons voyagĂ© plus qu’aux prĂ©cĂ©dentes Ă©poques, nous sommes en plus grande attente de dĂ©couvertes, de “cuisine plaisir”, de “cuisine culture”.


Mais force est de constater, que l’offre d’alimentation responsable n’est pas encore capable de rĂ©pondre Ă  tous les besoins. Les acteurs les plus importants ont encore des difficultĂ©s Ă  sortir de l’enlisement de l’alimentation du “monde d’avant”. Les acteurs les plus petits — dont nous faisons partie — manquent encore de moyens pour proposer leurs solutions Ă  plus grande Ă©chelle.


Pour relever le dĂ©fi de l’alimentation responsable, il faut construire une alternative. Une alternative qui doit partir du sourcing des talents Ă  leur accompagnement et formation pour porter cette transition.


Il faut faire Ă©voluer notre maniĂšre de faire et construire de nouvelles voies pour identifier de nouveaux talents. Construire de nouvelles formations pour dĂ©velopper de nouvelles compĂ©tences. Car oui, les compĂ©tences nĂ©cessaires en cuisine aujourd’hui ne sont pas nĂ©cessairement les mĂȘmes qu’il y a 20, 50 ou 150 ans.


Aujourd’hui, trop peu d’écoles proposent des formations capables de produire de nouvelles compĂ©tences plus adaptĂ©es au monde d’aujourd’hui et de demain. Nous ne pourrons pas changer notre alimentation en formant aux mĂȘmes compĂ©tences, les mĂȘmes profils avec les mĂȘmes contenus pĂ©dagogiques qui existent depuis des siĂšcles.


Encore aujourd’hui, il y a trop peu de femmes dans les Ă©coles de cuisine et ne parlons pas de diversitĂ© ethnique qui est encore un sujet tabou ou encore aucune Ă©tude sĂ©rieuse n’a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour pointer le manque de diversitĂ© sur les postes les plus Ă©levĂ©s en cuisine.


Et enfin, il nous faudra imaginer et construire de nouveaux modĂšles Ă©conomiques, sociaux, opĂ©rationnels, pour permettre l’épanouissement de ces talents et de l’ensemble des parties prenantes qui feront la rĂ©ussite d’une alimentation plus inclusive, durable et responsable.


Nos activitĂ©s pour rĂ©pondre aux dĂ©fis de l’alimentation inclusive, durable et responsable


Construire un Ă©cosystĂšme capable de transformer durablement l’industrie alimentaire.


Depuis le dĂ©but de notre aventure, nous avons considĂ©rĂ© que les Mamas constituaient une rĂ©ponse majeure au dĂ©fi de l’alimentation responsable.


Nous avons donc choisi de bùtir un écosystÚme dont elles seraient la principale partie prenante autour de quatres métiers :

  • Inspirer un maximum de Mamas pour identifier leurs talents et leurs donner envie de se lancer

  • Former ces talents avec une pĂ©dagogie pensĂ©e par les Mamas pour les Mamas

  • Valoriser leurs talents pour qu’elles en vivent durablement autour d’activitĂ©s qui transforment la restauration et l’industrie alimentaire

  • Accompagner leurs parcours Ă  toutes les Ă©tapes pour qu’elles affrontent tous leurs dĂ©fis armĂ©es et outillĂ©es

Cet écosystÚme vient accompagner la carriÚre des Mamas et leurs proposent des outils qui leur permettent de transformer leurs vies et celles des autres grùce à leurs talents culinaires et leurs personnalités si singuliÚres.


Notre histoire en chiffres


⇒ Des quais à la Gare St Lazare au Chñteau de Versailles


Nous sommes littĂ©ralement partis de rien si ce n’est de la dĂ©termination ambitieuse de rĂ©soudre tous les problĂšmes les Mamas de vivre de leur passion et de s’affirmer comme des rĂŽles-modĂšles pour la sociĂ©tĂ©.


Nous n’avions pas les moyens de dĂ©marrer notre startup depuis un garage (sinon on en aurait fait une cuisine professionnelle). On a donc “squattĂ©â€ la Gare St Lazare sur les tables gratuites en face du Burger King pendant un an pour faire toutes nos rĂ©unions.


On a cuisinĂ© nos premiĂšres prestations dans l’appartement d’accueil de Mama Nitha qu’elle partageait avec trois familles de rĂ©fugiĂ©s. Nous n’avions que la grande marmite de la maman de Youssef, deux Ă©conomes et un grand couteau.



On a ensuite passĂ© un cap pour se mettre au chaud dans la chambre du Crous de Loubna qui a fait office de premiĂšre cuisine standardisĂ©e. Et on a finalement Ă©tĂ© accueilli dans les dortoirs d’une Hacker House d’Ivry qui faisait office de premier entrepĂŽt.


Nous n’avions pas de rĂ©seau pour nous faciliter la tĂąche. Mais nous avons su le construire, l’impliquer et en faire une partie prenante de notre projet.

On a fini par ĂȘtre accompagnĂ© par D-Start, Ticket for Change, Entreprendre & + Singa, Station F, La Ruche, The Family, Numa, RĂ©seau Entreprendre, Les Audacieuses, Smart Food, Raise Sherpas, Ashoka, Le Plus Important, La France s’engage, etc
 On ne les remercie jamais assez car il nous ont donnĂ© le pouvoir d’y croire.


Nous n’avions pas de ressources financiĂšres. Nous avons financĂ© notre capital de 1 500€ Ă  dĂ©couvert. Et il nous a fallu prĂšs de 24 mois pour sortir nos salaires, bien aprĂšs les recrutements de nos premiers salariĂ©s.


Mais nous étions déterminés. On a rien lùché. Avec les Mamas, nous avons posé chaque brique que constitue Meet My Mama.


En 2017, on se lançait et on testait tout ce qui était possible